Seigneurie du Triton

Histoire d’animaux

Quelques incidents cocasses marquèrent la vie animale. La chatte de Walker Kennedy fut l’héroïne d’une aventure surprenante. Kennedy, qui était gardien à Sanford, avait prêté sa chatte, une championne « attrapeuse » de souris, à M. Topping, que ce dernier transporta dans un sac jusqu’au Caribou Lodge, son chalet au Lac Fullerton, à une distance d’environ huit milles de Sanford. Deux jours après ; la chatte était revenue à son lieu de domicile. On ignore si l’animal traversa le lac des Passes à la nage, mais il est certain qu’elle dut nager pour traverser la rivière Batiscan. Une autre aventure curieuse fut celle d’un ours qui passa tout l’hiver dans le voisinage du lac Biscuit, alors que les chutes de neige atteignirent 160 pouces par endroits. Adélard Harvey l’aperçut régulièrement au cours de l’hiver, il se nourrissait dans les montagnes, de baies, dont il eut profusion en 1992.

Pendant l’été et l’automne de la même année, un gros orignal se tint dans le voisinage du Club House, et put être vu presque tous les jours. Son endroit favori était autour du quai. L’animal ne craignait pas les humains. Il était encore là en novembre et était devenu l’ami de tout le personnel, qui l’avait nommé « John Bull ». L’un des membres du Club refusa même de tuer un orignal, bien qu’il l’eût vu en dehors des limites du sanctuaire, de peur que ce fût « John Bull ».


« John Bull »

Un autre orignal connut quant à lui une fâcheuse mésaventure. La ligne téléphonique était hors de fonction depuis deux jours, et on envoya Adélard Harvey accompagné de son fils, identifier la source du problème, qui devait se trouver entre le Club House et le lac Trois-Caribous, trajet de la ligne desservant le camp de M.Tilney. Rendus au lac Charité, Harvey et son fils virent de leur canot un gros orignal à genoux, épuisé, le panache pris dans la ligne téléphonique. Depuis deux jours qu’il était là, l’orignal avait labouré le sol et déchiqueté les arbres qu’il pouvait atteindre. Le fil était détendu, si bien que l’animal, même s’il ne pouvait s’en défaire, pouvait quand même piétiner un espace considérable. Adélard et son fils, à l’aide d’une perche, déprirent l’animal de sa situation inconfortable. L’orignal s’en retourna tranquillement, regardant les deux hommes, comme pour les remercier.


Camp de M. Albert A, Tilney au lac Trois-Caribous.


Orignal attelé sur une charrette.

Source : Le club Triton
Auteurs :
Sylvain Gingras
Sonia Lirette
Charles Gilbert
Page 167-168-169

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