Seigneurie du Triton

Histoire d’ours

Cette histoire d’ours nous ramène au gardien Henri Sioui (club Triton) et son fils Marc-Édouard qui transportaient du bagage au lac Travers avec deux attelages de chiens. Soudainement, les chiens s’arrêtèrent, flairant quelque chose sous la neige. Henri et son fils continuèrent leur route, préférant s’arrêter sur le chemin du retour si les chiens faisaient halte de nouveau, au même endroit. C’est ce qui se produit, Henri a alors aperçu un trou dans la neige. Il pensa d’abord que c’était celui d’un pékan car ces animaux creusent habituellement leurs repaires dans des circonstances identiques. Ce qu’il toucha était doux et à son plus grand étonnement, c’est le dos d’un ours qu’il a vu surgir sous la neige. Henri sauta si haut qu’il a cru ne jamais retomber ! Heureusement, l’ours est sorti de sa tanière et a pris la fuite. Henri a alors entendu pleurnicher à partir de la « ouache ». Il chargea son fils de faire la sentinelle car la mère pouvait revenir. Il a sorti quatre petits oursons de la tanière, les enveloppa dans son manteau et les emmena chez lui. Le plus petit n’avait que 10 pouces, du nez à la queue et le plus gros avait 13 ½ pouces. Les ourses ont habituellement des jumeaux ; les triplets et les quadruplets étant plutôt rares. Il peut sembler étrange que la mère ait déserté si vite ses petits. Normalement, elles restent sur place pour les défendre. Elle fut probablement éblouie par la lumière reflétée sur la neige alors qu’elle s’éveillait d’un long sommeil. Par contre, on sait que les ourses n’attaquent pas nécessairement pour défendre leurs bébés.

C’est ainsi que nous apercevons Mme Petry avec les quatre oursons ainsi que Marc-Édouard Sioui.


Le guide Jos Basil de Pointe-Bleue avec deux ours sur les épaules. Quelle puissance !

Les chasseurs Arthur Asselin et Pierre Forget qui habitaient au lac Pierre montrant l’ours qu’ils viennent d’abattre au début des années ’40

Il est également possible de se rendre en canot afin d’observer le site d’observation des ours. Cela se fait de façon très sécuritaire puisque vous restez assis dans le canot, à plusieurs mètres de la rive en attendant que l’ours se présente, parfois les petits accompagnent la mère et il est très agréable de les voir s’amuser.

Source : Québec L’épopée de la forêt.
Auteur : Sylvain Gingras.
Page 537

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