Seigneurie du Triton

La construction du Club House, du Faunique et du Batiscan

Un « Château » dans la forêt vierge.
La construction du Club House

En 1896, la construction du Club House au Lac à la Croix fut décidée pour l’année suivante. On se souvient que la construction du Club House avait été prévue au Lac Trois-Caribous, dans les plans originaux du développement du Club, tel qu’annoncé dans le prospectus. Depuis 1894, M. Light habitait sa maison au Lac à la Croix. Le président du Club aimait tellement ce site qu’il convainquit son bureau de direction de reviser les plans initiaux quant à la construction du Club House. On abandonna donc l’idée du Lac Trois-Caribous comme site de ce pavillon principal, et on décida de le construire près de la maison de M. Light.

En 1897, ce fut l’année de la construction de l’imposant Club House, situé sur le lac à la Croix. La dimension finale du très bel édifice était de plus de 100 pieds de façade, sur une cinquantaine de pieds de profondeur et une trentaine de pieds de hauteur. Le premier palier comprenait, en plus de nombreuses chambres, un grand salon, une salle à manger, un vaste hall d’entrée, un magasin et diverses autres pièces utilitaires. À l’étage, une vingtaine de chambres furent mises à la disposition des membres et visiteurs.

Entreprise au printemps, la construction devait s’échelonner sur tout l’été pour se terminer à l’automne. Le constructeur Horace Mainguy, de Québec, fut chargé du travail. Les nombreux employés affectés à cette tâche passèrent toute la période sur le terrain, s’abritant dans les camps réservés aux guides ou dans des tentes. Les matériaux furent acheminés par train et transportés de la station de chemin de fer au site choisi par voie d’eau, via le lac à la Croix. Aucune matière première ne fut prise sur place, toute la construction se faisant avec de la planche.

Le somptueux Club House était à la hauteur de la réputation dont jouissait déjà à ce moment le territoire du Triton auprès des sportsmen nord-américains. La finition intérieure, de bois verni, les grands foyers aménagés dans le salon et dans le hall d’entrée, offraient un confort digne des meilleures institutions hôtelières. Un personnel de haute qualité, comprenant un cuisinier, des femmes de chambre, un jardinier et un stewart dirigeant les opérations, viendrait bientôt donner vie à ce gîte seigneurial du cœur des Laurentides.


Le Club House

Source : Le club Triton.
Auteurs :
Sylvain Bernard
Sonia Lirette
Charles Gilbert
Page 75 -76-77


Construction Le Faunique 1993

Construit tôt au printemps 1993 pour une saison très chargée en fréquentation, l’établissement était sur le point de saluer les premiers clients pour la saison de pêche sauf qu’à quelques heures de l’ouverture, les lits des 23 chambres n’avaient pas encore été livrés. Que faire ? Sur des blocs de béton, de longues feuilles de bois ont été placées dans les chambres avant d’y déposer les matelas. Pendant que les ouvriers sortaient par la porte arrière, la clientèle entrait par la porte avant !


Chacune des chambres est différente de par son architecture et sa décoration Photo d’André Kedi

Durant les mois d’octobre à mars, 2003 à 2004, le bâtiment avait besoin d’être revampé afin d’y ajouter des salles de bain privées à chacune des chambres, en plus d’y intégrer un cachet qui le rapprocherait de l’ambiance chaleureuse du club-house. L’Intérieur du bâtiment a par conséquent été refait au complet en commençant par des panneaux préfinis que les ouvriers ont enlevés pour les remplacer par un total de 440 feuilles de placoplâtre sans oublier les 33 000 pieds de bois nécessaires pour l’aménagement des nouvelles chambres et des salles de bain. Les chambres sont insonorisées et l’électricité court dans toutes les pièces. Vu que la construction s’est déroulée par temps froid, les génératrices fonctionnaient presque sans arrêt, très tôt le matin, avant que la main-d’œuvre arrive afin de réchauffer un peu le lieu de travail.


Le Faunique a été construit sur le lieu d’origine du camp bâti à l’époque pour le fondateur Alexander Luders light.

Source : Les prestigieux clubs Triton et Tourilli
Auteur : Sylvain Gingras.
Page 402-403


Le Batiscan 2000

Le manque d’espace devenait de plus en plus problématique, vu la popularité grandissante des lieux en été. L’auberge Batiscan fut donc construite de septembre à décembre 2001. Imaginez toute la planification nécessaire pour une construction de 10 chambres, car il ne faut surtout pas oublier que le matériel arriva par barge et péniche. Bref, 3300 blocs de béton à transporter, quantité de panneaux préfabriqués en usine qui ne devaient surtout pas excéder un poids de 250 livres chacun, car ils étaient transportés à bras d’homme.

L’embauche d’employés spécialisés pour la structure représentait un autre défi, dû à notre position d’isolement en forêt, ce qui s’est soldé comme une véritable course contre la montre. Du travail intensif de 6 heures le matin jusqu’à 20 heures, à longueur de semaine. L’auberge demeure très achalandée, et au cours de la saison, elle est régulièrement réservée en exclusivité par des familles ou encore des entreprises qui désirent un peu plus d’intimité puisque située un peu en retrait du site principal. Il est également possible d’avoir un forfait avec le chef privé pour votre groupe qui se déplace à l’auberge.


Construction du solage du Batiscan sur l’ancien site du chalet Lirette qu’il était impossible de rénover vu son état, mais pour lequel toutes les planches et les fenêtres récupérables ont été utilisées pour restaurer d’autres chalets.

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